










Uchikake — manteau de mariage brodé, fils d’or
La Mariée vermillon
780 €
Un seul exemplaire
Chaque pièce est achetée à l’unité au Japon : nous n’en aurons pas d’autre exemplaire. Ce sont des kimonos japonais anciens et authentiques : chacun a déjà été porté, puis gardé avec soin, avant de venir jusqu’ici. Il n’est pas neuf, et c’est ce qui fait sa valeur. Les traces du temps — la patine, un léger usage — sont photographiées et décrites ; elles font partie de la pièce.
Description
L’uchikake est le manteau que la mariée japonaise porte par-dessus son kimono. Il ne se ferme pas, il ne se ceinture pas : il se laisse tomber ouvert, et il traîne.
Celui-ci est vermillon. Des éventails de cour — les hiōgi, faits de fines lames de cyprès — s’ouvrent en travers du tissu, et de grands paniers de fleurs y sont brodés en relief : pivoines, chrysanthèmes, iris, cerisiers. Entre eux court l’or, en bandes de nuages qui séparent les scènes comme sur un paravent.
Le bas est fuki : un ourlet rembourré de rouge qui court tout autour, conçu pour que le tissu fasse un bourrelet régulier au sol quand on marche. C’est ce détail qui distingue un vrai uchikake d’un kimono long.
Porté ouvert sur une robe simple, il devient un manteau de cérémonie. C’est la pièce la plus spectaculaire de la collection, et elle n’est pas discrète.
Son histoire
On ne connaît pas le nom de la mariée qui l’a porté. Mais ses motifs disent assez clairement ce qu’on lui souhaitait.
Au Japon, la mariée entre d’abord en blanc — le shiromuku, couleur de la page vierge. Puis, pendant le banquet, elle s’éclipse quelques minutes et revient en couleur : c’est l’o-ironaoshi, le « changement de couleur ». Le geste veut dire qu’elle a pris la teinte de sa nouvelle maison. Un uchikake vermillon comme celui-ci est fait pour ce moment-là — et le rouge, au Japon, est aussi la couleur qui tient le malheur à distance.
Tout le reste est un vœu. L’éventail s’ouvre en s’élargissant à partir d’un seul point : on l’appelle suehirogari, « ce qui s’élargit vers l’avenir ». La pivoine est la fleur de l’abondance, le chrysanthème celle de la longue vie. Et les paniers débordent : rien, sur ce manteau, n’est à moitié plein.
Il a été porté une soirée, peut-être deux. Puis il a attendu, plié, pendant des décennies.
Détails
- Longueur
- 190 cm
- Yuki (dos → poignet)
- env. 62 cm — envergure de poignet à poignet env. 124 cm
- Largeur du corps
- 61 cm
- Manche
- 104 cm de long, 31,5 cm de large
- Matière
- Soie, fils d’or. Ourlet rembourré (fuki) doublé de rouge.
- Technique
- Broderie en relief (paniers de fleurs), brocart d’or
- État
- Aucune tache visible sur les 11 photos. Broderies intactes, couleurs vives, or non terni.
- Porté
- Ouvert, sans obi. Traîne au sol.
- Poids
- 3,08 kg
Livraison
Expédié depuis la France, plié avec soin et enveloppé dans du papier japonais. Les délais et les tarifs figurent dans les conditions générales de vente. Retour possible sous quatorze jours, sauf pour les pièces transformées sur mesure.
Entretien
Nettoyage à sec uniquement, chez un spécialiste du textile ancien. L’ourlet rembourré ne doit jamais être plié en force. Suspendre sur un cintre large, à l’abri de la lumière.
