KAHORI

L’histoire

Pourquoi ces kimonos sont choisis un par un — et par qui.

Kaho Boutillier, fondatrice de KAHORI, en kimono de soie à motif floral, photographiée en studio.
Kaho Boutillier — fondatrice de KAHORI.

Le nom

Une soie claire suspendue à contre-jour : la lumière traverse le tissu et l’air se voit autour.
Kaho (香) — ce qui s’élève ; ori (織) — ce que l’on tisse et que l’on porte.

KAHORI vient de deux mots. Kaho (香), mon prénom : non pas le parfum que l’on met, mais celui qui s’élève — ce qui émane d’une personne sans qu’elle ait à le montrer. Ori (織) : le tissage, le vêtement, le geste transmis d’une main à l’autre.

Ensemble, kahori dit ce que je veux faire : vous vêtir d’un tissu tissé au Japon, et laisser se former autour de vous un air qui n’appartient qu’à vous. Un kimono ne vous recouvre pas — porté, il laisse monter votre propre parfum, celui que personne d’autre ne peut porter.

C’est ce que je cherche dans un vêtement. Non pas ce qu’il montre, mais ce qu’il laisse.

Qui je suis

Je suis japonaise, née à Osaka, installée en France.

J’ai d’abord été infirmière, en chirurgie cardiaque et en neurologie vasculaire. Puis professeure de japonais diplômée, en Australie d’abord, en France ensuite. Je suis aujourd’hui représentante pour l’Europe d’une organisation japonaise de transmission du reihō, l’art japonais du geste et du protocole.

Ces métiers semblent sans rapport. Ils tiennent pourtant par un seul mot : ajuster. Le corps, le souffle, l’habitude, l’allure. Le kimono en fait partie — on ne se tient pas de la même façon lorsqu’on le porte.

Ce que je crois

Ce n’est pas une mode rapide. Ce n’est pas une simple robe. C’est une rencontre.

Un kimono ancien porte des histoires et des gestes d’artisans japonais. Il a été porté, plié, gardé — parfois pendant deux générations — avant d’arriver ici. Revalorisé en France, entre vos mains et votre peau, il redevient vivant : silencieux, mais vivant, car c’est vous qui lui redonnez souffle.

L’upcycling n’est pas une façon de dépenser moins. C’est un art — quand il épouse votre silhouette, votre parfum, votre façon d’être.

Ma façon de travailler

  • Choisis un par un. Chaque pièce est achetée à l’unité au Japon. Une fois partie, nous n’en aurons pas d’autre exemplaire.
  • Vérifiés à la main, mesurés au centimètre. Les mesures affichées sont celles de la pièce que vous recevrez, et non celles d’un tableau de tailles.
  • Les marques sont montrées. Lorsqu’une pièce porte une tache ou un jaunissement, il est photographié et décrit, jamais dissimulé. C’est la trace du temps, et c’est précisément ce qui sépare un vêtement ancien d’un vêtement neuf.
  • Expédiés depuis la France. Pas de douane à payer, pas plusieurs semaines d’attente.
  • Retravaillés lorsqu’il le faut. Quand une pièce vous plaît sans tout à fait vous aller, elle peut être reprise : c’est là que commence le sur-mesure.

Le vêtement est une porte

Derrière le kimono il y a le thé, le geste, la façon de plier un tissu, la langue. Je transmets aussi tout cela, en atelier et en cours — voir les expériences.

Et si vous hésitez devant une pièce, écrivez-moi. Je réponds moi-même : contact.