













Uchikake — manteau de mariage en soie rouge, grues et fleurs brodées
Le Jardin des grues
740 €
Un seul exemplaire
Chaque pièce est achetée à l’unité au Japon : nous n’en aurons pas d’autre exemplaire. Ce sont des kimonos japonais anciens et authentiques : chacun a déjà été porté, puis gardé avec soin, avant de venir jusqu’ici. Il n’est pas neuf, et c’est ce qui fait sa valeur. Les traces du temps — la patine, un léger usage — sont photographiées et décrites ; elles font partie de la pièce.
Description
L’uchikake est le manteau que la mariée japonaise porte le jour de ses noces, par-dessus son kimono.
Pas un centimètre de rouge n’est laissé vide. Des grues aux ailes blanches et dorées traversent le manteau de l’épaule à l’ourlet, entre des pivoines, des branches de prunier en fleur, des pins et des nuages d’or.
Tout est brodé. De près, chaque plume est un faisceau de fils ; chaque pétale de pivoine, un dégradé de rose et de rouge posé point par point.
Vers le bas, un bandeau brun parcouru de lignes d’or figure l’eau qui coule. L’ourlet est fuki : rembourré, doublé d’or, il fait tomber la soie en un bourrelet régulier au sol. À l’intérieur, une doublure rouge vif.
Comme tout uchikake, il ne se ferme pas : il se pose sur les épaules et traîne. Porté ouvert sur une tenue simple, il devient un manteau de cérémonie — ou, suspendu, une tapisserie.
Son histoire
Au Japon, la mariée change souvent de tenue au cours de la journée. Elle arrive en blanc, le shiromuku, pour la cérémonie ; puis elle revient en couleur. Ce moment s’appelle iro-naoshi, « le changement de couleur », et c’est pour lui qu’on a brodé des manteaux comme celui-ci.
Chaque motif y porte un vœu. La grue, dit le proverbe, vit mille ans, et elle reste toute sa vie avec un seul compagnon. Le pin ne perd jamais ses aiguilles. Le prunier est le premier arbre à fleurir, encore dans le froid de la fin d’hiver. La pivoine, « reine des fleurs », annonce l’abondance.
Longévité, fidélité, courage, prospérité : tout ce qu’on souhaite à quelqu’un qui commence une nouvelle vie, rassemblé sur un seul vêtement, pour qu’on le lui dise sans un mot.
Détails
- Longueur
- 194 cm
- Yuki (dos → poignet)
- 64 cm — envergure de poignet à poignet 128 cm
- Largeur du corps
- 61 cm (au dos)
- Manche
- 106 cm de long, 33 cm de large
- Matière
- Soie, broderie intégrale, fils d’or. Doublure rouge. Ourlet rembourré (fuki) doublé d’or.
- Motif
- Grues, pins, pivoines, prunier en fleur, nuages d’or, eau qui coule
- État
- Premier choix. Broderies pleines, couleurs vives, or non terni.
- Porté
- Ouvert, sans obi. Traîne au sol.
- Poids
- 3,64 kg
Livraison
Expédié depuis la France, plié avec soin et enveloppé dans du papier japonais. Les délais et les tarifs figurent dans les conditions générales de vente. Retour possible sous quatorze jours, sauf pour les pièces transformées sur mesure.
Entretien
Nettoyage à sec par un spécialiste du textile ancien uniquement. Ne jamais laver. L’ourlet rembourré ne doit jamais être plié en force. Suspendre sur un cintre large et rembourré, à l’abri de la lumière.
