






Haori d’homme en soie noire à cinq blasons, doublure peinte
Le Pavillon endormi
220 €
Un seul exemplaire
Chaque pièce est achetée à l’unité au Japon : nous n’en aurons pas d’autre exemplaire. Ce sont des kimonos japonais anciens et authentiques : chacun a déjà été porté, puis gardé avec soin, avant de venir jusqu’ici. Il n’est pas neuf, et c’est ce qui fait sa valeur. Les traces du temps — la patine, un léger usage — sont photographiées et décrites ; elles font partie de la pièce.
Description
Dehors, un noir profond et cinq petits blasons blancs : deux sur la poitrine, deux au dos des manches, un entre les épaules. Cinq blasons, c’est le degré le plus formel du vêtement japonais — celui des cérémonies.
Dedans, tout autre chose.
La doublure s’ouvre sur un paysage : un pavillon à étages parmi les pins, des vagues tracées au trait, un panneau d’écailles de tortue, un coffret noué d’un cordon rouge. Et, au bord de l’eau, quelques lignes de poème calligraphiées à la main.
C’est la règle du vêtement masculin japonais : austère au-dehors, libre au-dedans. Ce que l’on aimait, on le portait contre soi — et on ne l’ouvrait que pour qui on voulait.
Porté ouvert sur des vêtements sombres, le paysage apparaît à chaque mouvement.
Son histoire
Les caractères tracés sur la doublure se lisent :
布団着て 寝たる姿や 東山
Futon kite / netaru sugata ya / Higashiyama
« Couvertes d’un futon, on dirait quelqu’un qui dort — les collines de l’Est »
C’est un haïku de Hattori Ransetsu (1654–1707), disciple de Bashō. Il regarde les collines de Higashiyama, à l’est de Kyoto, si douces et arrondies qu’elles ressemblent à un dormeur sous sa couverture. C’est de lui que vient le nom de cette pièce : le Pavillon endormi.
Le reste de la doublure ajoute deux vœux. Le coffret noué d’un cordon rouge rappelle un kaioke, la boîte à coquillages des trousseaux de mariée : chaque coquille ne s’assemble qu’avec sa moitié, et elle est devenue l’image de la fidélité. Les écailles de tortue (kikkō) disent la longévité — au Japon, la tortue vit dix mille ans.
Un haori noir à cinq blasons est la tenue des grandes cérémonies, mariages compris. On peut imaginer un homme qui l’a porté ce jour-là, très sérieux au-dehors — et, contre lui, un paysage paisible, un poème qui sourit, et le vœu d’une union qui dure.
Détails
- Longueur
- 90 cm
- Yuki (dos → poignet)
- 62 cm — envergure de poignet à poignet 124 cm
- Manche
- 46 cm de long, 31 cm de large
- Largeur du corps
- 56,5 cm
- Taille conseillée
- Pensé pour un homme d’environ 165–180 cm. Porté ouvert : aucune contrainte de tour de hanches
- Matière
- Soie. Doublure (haura) en soie peinte.
- Motif
- Pavillon parmi les pins, vagues, écailles de tortue, coffret au cordon rouge, poème calligraphié
- Blasons
- Cinq (itsutsu-mon) — trois écailles dans un cercle
- État
- Pièce de premier choix : aucune tache ni déchirure relevée à l’inspection
- Porté
- Ouvert, comme une veste courte
Livraison
Expédié depuis la France, plié avec soin et enveloppé dans du papier japonais. Les délais et les tarifs figurent dans les conditions générales de vente. Retour possible sous quatorze jours, sauf pour les pièces transformées sur mesure.
Entretien
Nettoyage à sec uniquement. La doublure est peinte : ne jamais frotter, ne jamais mouiller localement. Conserver à plat ou sur cintre, à l’abri de la lumière.
