













Uchikake — manteau de mariage en soie ivoire, grues brodées d’or
Les Grues d’or
680 €
Un seul exemplaire
Chaque pièce est achetée à l’unité au Japon : nous n’en aurons pas d’autre exemplaire. Ce sont des kimonos japonais anciens et authentiques : chacun a déjà été porté, puis gardé avec soin, avant de venir jusqu’ici. Il n’est pas neuf, et c’est ce qui fait sa valeur. Les traces du temps — la patine, un léger usage — sont photographiées et décrites ; elles font partie de la pièce.
Description
L’uchikake est le manteau que la mariée japonaise porte le jour de ses noces, par-dessus son kimono.
Sur la soie ivoire, des pins s’étendent en vagues rouges et vertes, posés sur des rochers brodés d’argent. Entre eux, des grues brodées de fils d’or : sur le devant, deux se font face, une autre se tient plus bas, seule ; au dos, d’autres prennent leur envol.
La grue est le symbole japonais de la longévité et du lien qui dure. Le pin, toujours vert, porte la même promesse. Ensemble, sur un vêtement de mariage, ils disent la même chose deux fois.
À l’intérieur, la doublure est dorée, aux reflets cuivrés : elle ne se voit qu’au mouvement, quand le manteau s’ouvre. Le bas est fuki, un ourlet rembourré qui fait tomber le tissu en un bourrelet régulier au sol.
Comme tout uchikake, il ne se ferme pas : il se pose sur les épaules et traîne. Porté ouvert sur une tenue simple, il devient un manteau de cérémonie.
Son histoire
Les pins de ce manteau ne sont pas un simple décor : ils renvoient à une histoire que tout invité d’un mariage japonais connaît.
Dans Takasago, une pièce de nô du XVᵉ siècle, un voyageur rencontre un vieux couple qui balaie les aiguilles au pied d’un pin. Ce sont les esprits de deux pins « nés ensemble » (aioi no matsu), qui vieillissent côte à côte sans jamais se séparer. Le chant de Takasago se chante encore aujourd’hui aux mariages, et la table des mariés porte son nom.
La grue complète la promesse. Le proverbe dit qu’elle vit mille ans ; elle passe surtout sa vie avec un seul compagnon. Sur le devant, deux grues se font face. Au dos — le côté que l’on voit quand la mariée s’éloigne — elles prennent leur envol.
Vieillir ensemble, longtemps, et partir à deux : c’est tout ce que ce manteau souhaite. Il a été brodé pour qu’on le lui dise sans un mot.
Détails
- Longueur
- 180 cm
- Yuki (dos → poignet)
- 60 cm — envergure de poignet à poignet 120 cm
- Largeur du corps
- 60 cm
- Manche
- 104 cm de long, 30 cm de large
- Matière
- Soie, broderies de fils d’or et d’argent. Doublure dorée. Ourlet rembourré (fuki).
- État
- Petits jaunissements par endroits, un fil légèrement décousu au dos, une tache jaune sur l’ourlet (sans déchirure). Intérieur propre. Voir les trois dernières photos.
- Porté
- Ouvert, sans obi. Traîne au sol.
- Poids
- 3,15 kg
Livraison
Expédié depuis la France, plié avec soin et enveloppé dans du papier japonais. Les délais et les tarifs figurent dans les conditions générales de vente. Retour possible sous quatorze jours, sauf pour les pièces transformées sur mesure.
Entretien
Nettoyage à sec par un spécialiste du textile ancien uniquement. Ne jamais laver. L’ourlet rembourré ne doit jamais être plié en force. Suspendre sur un cintre large et rembourré, à l’abri de la lumière.
